| | La France est-elle finie?... Ou finira-t-elle en gros Québec? |  | Dans son essai au titre qui laisse songeur, le sénateur français et ex-ministre socialiste Jean-Pierre Chevènement s'interroge sur l'avenir de la France prise en étau dans le système européen. Il fait entrer le lecteur dans la genèse du tropisme européen de la France qui, sous la présidence de François Mitterrand, se voit désormais comme une nation « finie », sans avenir, faisant le pari de « l'infini » européen. En plus de jeter un éclairage tonique et documenté sur ce singulier pari pascalien, Chevènement compare le destin et les choix de la France avec ceux de l'Allemagne, à qui l'union monétaire européenne a réellement profité au détriment de l'économie des nations méditerranéennes et de celle la France, qui s'est désindustrialisée à grande vitesse depuis l'introduction de l'euro. L'auteur livre aussi au lecteur sa critique de la doctrine socialiste française, aveugle ou hostile selon lui aux « valeurs de transmission ». Défenseur d'une République des peuples européens, l'auteur fait donc le pari de la France, car il n'y a pas d'au-delà des nations, écrit-il. Seulement, loin que la France devienne une petite Chine comme le pourrait l'Allemagne ou une grande Suède, il n'est pas clair que l'avenir de la France dans le système européen se dessine selon les plans du sénateur. C'est plus à un gros Québec plus fécond que ressemblerait la France, si d'aventure elle devait continuer de s'absorber dans l'infini européen. Et ceux qui doutent que cet avenir radieux doive abolir toutes les frontières liront avec délice l'Éloge des frontières d'une autre voix républicaine, Régis Debray.
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Fracture numérique | La fracture (ou fossé) numérique est l’un des aspects de la disparité des ressources dans le monde entre le Nord et le Sud. Elle la reflète et l’amplifie à la fois.
| Fiannaland ou le repli identitaire au Liban | Antoine Courban
| En langue gaélique « Fianna » signifie « Tribu ». « Fiannaland » est un lieu hors du temps et de l’espace. C’est le pays de l’Identitaire tribal qui échappe à toute intelligibilité rationnelle. Il est la négation même du temps historique, celui du devenir ; ce temps que notre liberté affirme, que les notions de démocratie et de justice illustrent et que nos cultures fécondent. Pour Joseph O’Connor, l’écrivain irlandais, Fiannaland serait ce point de nos entrailles où la « maladie identitaire » fait le plus de ravages. « C’est un lieu », écrit-il, « où des événements arrivés il y a des siècles sont discutés avec l’âpreté corrosive d’une douleur toute (...)
| L'attrait des États africains pour la Chine | Jim Fisher-Thompson
| Un ancien ambassadeur des États-Unis en Éthiopie, actuellement professeur auxiliaire de l'université George Washington, livre ici quelques-unes de ses réflexions sur les rapports entre l'Afrique et la Chine.
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Dossier spécial Sommet de la Francophonie 2008 | En prévision du prochain sommet de la Francophonie qui doit se tenir à Québec du 17 au 19 octobre 2008, la revue québécoise L'Action nationale a publié ce printemps un dossier spécial posant la question de l'avenir de la Francophonie. En éditorial, Robert Laplante et Denis monière constatent que la Francophonie a été jusqu'ici un concept flou recoupant des réalités hétérogènes et que son expansion continue l'a affaiblie. En 2005, seulement 19% de la population totale des pays membres de la Francophone parlait français, contre 22,2% en 1997-1998. On trouve également dans ce numéro des contributions de Jean-Marc Léger, Jean-Louis Bourque, Charles Durand, Anne Legaré, Jean Tardif, Aurélien Yannic, Daniel Miroux et Gilles Grondin. Dans un article décapant, « Pour une renaissance de la Francophonie », Charles Durand s'attaque au mythe de l'espéranglais. Il écrit : « D'autre part, son principal concurrent, c'est-à-dire la langue anglaise, se répand parce que ses promoteurs la présentent comme un espéranto des temps modernes seul utilisable par des groupes hétérogènes et rassemblant de nombreuses nationalités. La Francophonie ne pourra survivre à long terme que si elle détruit une fois pour toutes cette croyance qui la ronge et l'affaiblit de l'intérieur, en contestant la légitimité de cette affirmation et en prenant une attitude résolument correctrice à ce sujet.»
Source : L'Action nationale, volume XCVIIII, numéros 5 et 6, mai/juin 2008.
| | Les gouvernements français et la Francophonie | «La Francophonie fut une idée neuve qui a vieilli extrêmement vite. Les "Sommets" font illusion, mais les gouvernements français ne s'intéressent plus vraiment à la situation et au rôle de la langue française dans le monde comme langue de communication internationale. Situation et rôle qu'elle continue cependant d'occuper dans toutes les grandes organisations internationales, comme l'ONU et l'UNESCO. Ils réduisent la francophonie à un gadget. La preuve en est que Paris n'a jamais mis en œuvre une véritable politique pour soutenir et défendre le rôle de notre langue dans le monde actuel.»
| | "Philippe de Saint Robert, cité par Pierre Verluise, dans un article du site Diploweb intitulé: En dehors des Sommets de la francophonie, la France mise-t-elle vraiment sur cet outil?". Date publication: 2001. |
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Groupement des protistologues de langue française | «Le Groupement des Protistologues de Langue Française réunit les chercheurs d'expression française qui étudient les PROTISTES (au sens le plus large) sous tous leurs aspects: structure et ultrastructure, systématique et phylogénie, biochimie, biologie moléculaire, génétique, médecine, importance dans les écosystèmes. Il accueille ainsi des scientifiques, des médecins, des pharmaciens, des vétérinaires, des paléontologistes, des biochimistes, des généticiens....
D'expression française, il regroupe les chercheurs concernés des Universités et organismes de recherche français. Sont également accueillis au sein du G.P.L.F. de nombreux chercheurs des pays européens voisins de la France (Espagne, Italie, Suisse, Belgique, Angleterre ... ), d'Europe Centrale et Orientale (République Tchèque, Roumanie, Pologne, Russie ... ) et de plusieurs pays africains (Tunisie, Sénégal, Cameroun, Bénin...)» (extrait du site)
| Groupe d’études et de recherches pour le français langue internationale (GERFLINT) | «Le GERFLINT est un groupe international de recherche-action fondé en 1999 par quelques spécialistes de Didactologie des Langues et des Cultures regroupés autour de Jacques CORTES. Sa finalité est la défense de la recherche scientifique francophone (mais sans exclusive linguistique) par la mise en place d'un réseau mondial de diffusion se présentant essentiellement sous la forme de revues (une trentaine à ce jour) animées par des équipes locales en liaison avec un comité scientifique international. (...) Chaque revue est ouverte à l'ensemble des sciences de la communication et du langage. Sa vocation étant de promouvoir l'usage du français dans la communication scientifique internationale, elle publie essentiellement des articles dans cette langue mais sans exclusive. (...) Il est donc clair que la défense de la langue française n'est pas un repli sur des positions bloquées mais un appel au respect de la diversité linguistique et culturelle.»
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