AccueilIndex Articles Questions vives Livres Réseaugraphie Collaborer Guide Écrivez-nous
Notre Francophonie
Acteurs
Culture et éducation
Économie et écologie
Géographie
Grandes questions
Langue
Politique internationale
Sciences et techniques
Société
Questions vives
Fin des méchants capitalistes et des bons travailleurs?
Pour ce qui est de la culture de transition, voici un avis partiel.  Cette transition devra pour réussir rompre avec la traditionelle rhétorique des méchants capitalistes et des bons travailleurs.  Pour aller vers une société qui ne soit plus sous le seul joug de la loi du profit des seuls actionnaires, il nous faut apprendre à articuler son organisation aussi autour d'une reconnaissance des droits et responsabilités ainsi que d'un pouvoir réel des véritables producteurs des biens et services. Les quatre axes choisis - l'argent comme outil indispensable à la circulation de l'information financière, la responsabilité sociale et collective de nourrir l'humanité, la destruction de notre habitacle planétaire, une diversification énergétique équilibrée - sont effectivement à ce point inter reliés qu'il est à mon avis suicidaire d'imaginer pouvoir les dissocier dans la recherche des solutions. La connaissance et l'éducation pour tous, sans lesquelles les techno-sciences ne pourront pas être mises au service du bien commun, doivent être cultivées dans un climat où respire une conception responsable de la liberté. Le socialisme démocratique que je prône n'a rigoureusement rien à voir avec les régimes totalitaires soviétiques ou chinois. Ces régimes n'ont été que des capitalismes d'État, beaucoup moins performant que le capitalisme privé; et on a vu comment a été facile et rapide leur passage dans le rang du plus fort. Le temps est venu de relire Le Capital avec un regard éclairé. Voir l'article du philosophe Lucien Sève, 'Marx contre-attaque', dans Le Monde diplomatique, décembre 2008, 3. Une culture de transition, développée dans une réelle valorisation de nos divergences, est une voie qui s'impose. ...

Extraits de livres
Les enjeux de la mondialisation culturelle

Jean Tardif
Hors Commerce



[Le présent document fait suite à une proposition faite récemment par M. Dufresne pour permettre la collaboration en ligne à l'Encyclopédie sur l'inaptitude.

Dossier
Négritude
DéfinitionEssentielAperçusDocumentationDocuments associés

Titulaire : Jacques Dufresne



Définition
Certains articles savants sont d'une qualité telle qu'avant même d'en avoir terminé la lecture on a le sentiment qu'ils constituent un sommet et qu'il faut absolument les avoir lus pour comprendre le sujet dont ils traitent. L'article de F. Abiola Irele, «Réflexions sur la Négritude, paru en mai 2002 dans le numéro 69 de la revue Éthiopiques, appartient à cette catégorie. En voici un extrait:

«Ceci nous amène à examiner de plus près le concept de la Négritude tel qu’il a été élaboré par Senghor. Malgré la résonance raciale du terme, il me semble qu’on l’appréciera mieux aujourd’hui en lui restituant sa dimension culturelle, comme "l’ensemble des valeurs de civilisation africaines" selon la définition classique donnée par Senghor lui-même. Contrairement aux critiques qu’on lui a adressées, la Négritude de Senghor n’est ni une forme de racisme (même anti-raciste) ni un concept anti-raison. Pour Senghor, la raison humaine est une, dans la mesure où elle donne accès à une certaine réalité objective de notre univers, mais les formes d’expérience qu’elle aide à structurer sont réfractées par les normes culturelles de chaque groupement humain. De ce point de vue, il est aisé de comprendre pourquoi Senghor reconnaît dans le mythe une modalité de la connaissance (G. Gusdorf). S’appuyant sur la philosophie de Bergson, Senghor fournit de la Négritude une explication qui l’amène à postuler une qualité mystique comme trait fondamental de toutes les formes du rapport que l’homme africain entretient avec le monde.

La Négritude apparaît à la lumière de cette interprétation comme explication d’un mode de connaissance qui s’apparente à celui reconnu dans les philosophies vitalistes (Lebensfilosofie). Cette parenté ressort nettement de la primauté accordée par Senghor à l’émotion comme catégorie d’appréhension : "saisie de l’être intégral conscience et corps par le monde de l’indéterminé," comme il le dit. C’est d’ailleurs ici que l’influence de Bergson se fait le plus sentir chez Senghor, car la Négritude pourrait être considérée comme une version africaine du bergsonisme : comme vérification dans les formes africaines d’expression culturelle des notions de l’intuition et de l’élan vital que l’on doit au philosophe français. Dans un sens, la Négritude de Senghor se présente comme effort de récupérer dans l’univers africain des expressions culturelles manifestant les signes de l’expérience aux niveaux les plus profonds et les plus authentiques de la conscience. La portée de cet effort est évidente, car si Senghor a emprunté les termes de la philosophie bergsonienne pour construire sa théorie, c’est afin d’accorder à l’Afrique la distinction d’un foyer spirituel privilégié. L’affirmation de la Négritude chez Senghor passe par ce qu’on peut appeler une métaphysique de la différence.»







Recherche
>

Documents associés
La querelle des surdimensionnalités
Réseaugraphie
Biographies
Pages Léopold Sédard Senghor (Vernon)
Vernon est ce village de Normandie où Senghor s'est retiré. Ses concitoyens ont érigé un remarquable monument virtuel en son honneur. Les pages sur Senghor contiennent une chronologie commentée et une page remarquable sur la négritude.
Musées
Musée virtuel de la francophonie
Bienvenue au monde captivant du Musée virtuel de la Francophonie ! Ce musée virtuel vous permettra d'explorer les innombrables richesses des collections culturelles provenant de musées de l'Afrique, de la France du Canada et du Vietnam. Vous vous embarquez dans l'aventure de votre choix, en cliquant sur le pays, le musée ou le thème qui vous intéresse.