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Éditions Liber

Cette encyclopédie est basée sur une série d'ouvrages publiés par Éric Volant aux Éditions Liber.

Ajouts récents
Bibliographie sur la mort
Au-delà
Je suis mort il y a vingt-cinq ans
Plus calme que le sommeil
Angéline Neveu
Poème de Sappho “A une femme aimée”
Paul Verlaine
Biodiversité menacée
Jean Feyder
Le docteur Fouks
Antonin Fouks
Le Fils
Michel Rostain
La tyrade du sphinx
Jean Cocteau
La mort volontaire > Étude du phénomène > Philosophie
Aristote
Aristote (384-322 av. J.-C.), philosophe grec, fondateur du Lycée. Sa mort demeure un mystère. Selon certaines sources, il mourut tout simplement de maladie; selon d’autres, il fut exposé aux lions lors de la découverte de la conjuration d’Hermolaos contre Alexandre; d’autres enfin prétendent qu’il but la ciguë à l’âge de soixante-dix ans ou qu’il se précipita dans l’Euripe. Dans l’Éthique de Nicomaque, Aristote traite du suicide dans le cadre des vertus, plus particulièrement dans le contexte du courage (livre iii), de l’amitié et de l’amour de soi (livre x) ainsi que de la justice (livre v). Pour lui, le courage est le juste milieu entre l’audace et la lâcheté, entre la confiance excessive en soi et le manque de confiance. Se donner la mort pour «échapper à la pauvreté, ou par suite de chagrins d’amour ou de tout autre affliction» n’est pas un acte de courage, mais de lâcheté. «Quelle mollesse, dit-il, de ne pas supporter les dures épreuves!» (iii, viii, 13). Le philosophe n’apprécie guère le suicide escapiste (fuite*), où l’on ne se résigne pas à la mort parce qu’il est beau de le faire, mais parce qu’on cherche à fuir un mal. Il apprécie encore moins ceux qui, «après avoir commis bien des crimes», finissent «par se prendre en horreur pour leur perversité, fuient la vie et se suppriment par leur propre main» (ix, iv, 8). Les êtres pervers en général, «comme rien en eux n’est susceptible d’être aimé, n’éprouvent pour leur propre personne aucun amour […], ne peuvent éprouver ni joie ni douleur en union intime avec eux-mêmes: leur âme en effet est un lieu de dissensions […]; ils sont entraînés tantôt ici, tantôt là, et pour ainsi dire tiraillés en tous sens». Aristote se demande s’il peut arriver ou non que l’on commette l’injustice à l’égard de soi-même. «Cette prétendue injustice à l’égard de soi-même se dissipe» par le fait que «nul ne subit l’injustice volontairement». En effet, «en commettant l’injustice sur soi-même, on serait dans la même mesure victime et agent» (v, xi, 6). En revanche, celui qui, par exemple, «dans un transport de colère, s’égorge de sa propre main, agit volontairement et contre la droite raison, ce que n’autorise pas la loi. Il commet donc une injustice. Mais à l’égard de qui?» Il agit injustement à l’égard de la cité. «Aussi la cité elle-même le punit-elle et un certain déshonneur s’attache à quiconque se donne la mort» (v, xi, 3-4). L’argumentation aristotélicienne contre le suicide est donc davantage d’ordre social, car, en l’accomplissant, le citoyen se rend coupable d’un délit qui est sanctionné par la cité. C’est un des arguments qui seront repris par Thomas d’Aquin *et qui deviendront les arguments par excellence de la tradition chrétienne.
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Saint Thomas

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Alvarez, Alfredo
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Bouddhisme
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