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Cette encyclopédie est basée sur une série d'ouvrages publiés par Éric Volant aux Éditions Liber.

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Bibliographie sur la mort
Au-delà
Je suis mort il y a vingt-cinq ans
Plus calme que le sommeil
Angéline Neveu
Poème de Sappho “A une femme aimée”
Paul Verlaine
Biodiversité menacée
Jean Feyder
Le docteur Fouks
Antonin Fouks
Le Fils
Michel Rostain
La tyrade du sphinx
Jean Cocteau
La mort volontaire > Étude du phénomène > Philosophie
Jean le Rond d' Alembert
Physicien et philosophe français, corédacteur de l’Encyclopédie avec Diderot *, Jean le Rond d'Alembert, né le 16 novembre 1718 à Paris, est l'enfant illégitime du chevalier Destouches-Canon et de la marquise Madame de Tencin. Abandonné à sa naissance sur les marches de l'église parisienne de Saint Jean le Rond, qui lui a donné son prénom, il est recueilli par Madame Rousseau, femme d'un artisan-vitrier. Celle-ci l'élèvera comme son fils. En retour, d'Alembert vivra avec elle jusqu'à la mort de celle-ci. Secrètement, son père lui versera une pension afin de subvenir à l'éducation de son fils, mais disparaîtra lors que celui-ci n' aura que dix ans. Particulièrement doué pour les mathématiques, d'Alembert étudie avec succès le droit et la médecine. Arthur Schopenhauer* le place parmi les «moralistes» qui soulèvent «la question de savoir si toute probité et toute justice ne seraient au fond que pure convention», «une enseigne, un pavillon à l'abri duquel on peut effectuer ses prises avec d'autant plus de succès.» (A. Schopenhauer, Le fondement de la morale dans Les deux problèmes fondamentaux de l'éthique, Paris, Gallimard, «Folio Essais», 2009, p. 313-114)

Comme plusieurs de ses contemporains philosophes, il semble adopter une attitude nuancée sinon ambiguë à l’égard du suicide. D’une part, au nom de la morale «purement humaine», il condamne le suicide comme un acte contre la société. D’autre part, il considère comme vain et injuste «d’infliger des peines à une action dont la nature nous éloigne assez d’elle-même» et dont le coupable n’est plus en état de subir les torts. Le suicide n’est pas punissable, parce que les législateurs «purement humains» le considèrent «tantôt comme une action de pure démence, une maladie qu’il serait injuste de punir, parce qu’elle suppose l’âme du coupable dans un état où il ne peut plus être utile à la société, tantôt comme une action de courage qui, humainement parlant, suppose une âme ferme et peu commune» («Éléments de philosophie», dans Œuvres, I, Paris, Belin, 1967, p. 227).

Sans le pouvoir donné par la religion*, certains malheureux n’ont d’autre voie que la mort: «On demande si ce motif de conserver ses jours aura un pouvoir suffisant sur un malheureux accablé d’infortune à qui la douleur et la misère ont rendu la vie à charge? Nous répondons qu’alors ce motif doit être fortifié par d’autres plus puissants que la révélation y ajoute.»

Pour une meilleure connaissance de la figure intellectuelle et morale de D'Alembert, «qui vécut une grande partie de sa vie dans une chambre de bonne, sans femme, sans famille, sans enfants» et que les Jésuites nommaient un «petit homme sans père ni patrimoine»: Michel Onfray, «Appel à de nouveaux Diogène» dans D'Alembert, Essai sur la société des gens de lettres et des grands. Sur la réputation, sur les mécènes et sur les récompenses littéraires, Loverval, Labor, 2006, p. 9-16.
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