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Cette encyclopédie est basée sur une série d'ouvrages publiés par Éric Volant aux Éditions Liber.

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Suicidés illustres > Figures historiques
Josef Fridolin Anderwert
Joseph Fridolin Anderwert (1828-1880) est fils d'une famille suisse de politiciens depuis longtemps installé à Emmishoven. Après avoir effectué ses classes en Suisse à Tägerwillen, Frauenfeld et Constance, il étudie l'histoire et la philosophie, pour se consacrer ensuite à l'étude du droit en Allemagne à Heidelberg et Berlin. En 1851, il s'installe comme avocat à Frauenfeld, sa ville natale. À la tête du mouvement démocratique thurgovien en 1868-1869, Anderwert préside le Conseil constitutionnel et oeuvre pour l'introduction du référendum obligatoire, l'interdiction du cumul des charges, le mariage civil facultatif et la suppression des écoles confessionnelles. Il devient président du Grand Conseil, puis conseiller d'État (1869-1874). À la tête de l'Instruction publique, il augmente les salaires des enseignants et créé des écoles supérieures. Catholique, mais anticlérical, il prône l'interdiction des jésuites et préconise la suprématie de l'État sur l'Église. Lors du congrès catholique du 18 septembre 1871 à Soleure, Anderwert prononce un discours sur l'«organisation de la résistance contre le dogme de l'infaillibilité» du premier Concile du Vatican; à son instigation, l'assemblée se constitue en Association suisse des catholiques libéraux, la future Église catholique chrétienne qui se séparera de Rome.

Le 7 décembre 1880, il est élu président de la Confédération et s'engage à fond dans l'élaboration du Code des obligations avec toute sa compétence de juriste et tout son pouvoir de politicien. Ce Code lui valut une place durable dans l'histoire de la Suisse. Peu après son élection à la présidence de la Confédération, le Nebelspalter, le Volksblatt von Andelfingen et le Zürcher Post menèrent une campagne de dénigrement à son égard. Lors de la session de décembre 1880, il parut fatigué et apathique, il s'exprima péniblement. Il vivait seul sans soutien familial. Le 25 décembre, il se suicida à l'aide d'une arme à feu* laissant une lettre d'adieu* à sa mère.

Source: Roger Blum, «Joseph Fridolin Anderwert (1828-1880)» dans Urs Altermatt, Conseil fédéral. Dictionnaire biographique des cent premiers conseillers fédéraux, Editions Cabedita, 1993.
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