 |
 |
| Suicidés illustres > Figures historiques |
|
| Salvador Allende |
 |
Né à Valparaiso, Chili, il obtient son diplôme de médecine à l’université du Chili, en 1932. En 1933, il participe à la fondation du parti socialiste du Chili et est élu à la chambre des députés en 1937. Il occupe le poste de ministre de la Santé dans le gouvernement de Pedro Aguirre Cerda. En 1970, il est élu président de la république du Chili comme candidat de l’Unité populaire, bloc composé de socialistes, de communistes, de radicaux et de chrétiens-démocrates dissidents. Dans ses efforts de restructuration sociale, Allende peut compter sur les ouvriers et les paysans. Le 11 septembre 1973, il se tire une balle dans la tête, lorsque le palais de la Moneda, où il se trouve avec quelques fidèles, est envahi par la junte militaire conduite par Augusto Pinochet. Sa mort volontaire est officiellement reconnue en 1990. Lorsque son corps est exhumé, on lui fait des funérailles nationales. En 2006, une socialiste a été élue à la présidence du Chili, Michelle Bachelet, elle même torturée sous la dictature Pinochet, rend désormais hommage à Salvador Allende à chaque 11 septembre, jour anniversaire de sa mort.
«Au Chili, l'ennemi était l'union de la gauche: socialistes, communistes et autres progressistes - ce que la tradition européenne, et en l'occurrence chilienne, connaissait sous le nom de front populaire. Une alliance de ce type avait déjà gagné les élections au Chili dans les années 1930, époque où Washington était moins nerveuse et où le Chili était synonyme de régime constitutionnel civil. Cette union de la gauche était conduite par le socialiste Savador Allende, élu président en 1970: son gouvernement fut d'abord déstabilisé puis, en 1973, renversé par un coup d'État militaire fortement soutenu, sinon organisé par les États-Unis, et qui introduisit les traits caractéristiques des régime militaires des années 1970 - exécutions ou massacres, torture, officielle ou para-officielle, systématique des prisonniers, et exil massif des opposants politiques.» (Eric J. Hobsbawn, L'Âge des extrêmes. Le Court Vingtième siècle 1914-1991, traduit de l'anglais, Éditions Complexe- Le Monde diplomatique, «B∫ibliothèque Complexe», 1994, p. 574) |
|
 |
 |
 |
|
|
 |
 |
 |
|
| Recherche |
|
 |
 |
 |
| En collaboration avec |
 |
|
|
 |  | Dans L'Encyclopédie de L'Agora |
|  | |
|  |
|
|
|
 |
|
|