Rousseau et son oeuvre
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Citoyen de Genève, étranger, philosophe, anti-philosophe, misanthrope, ami du peuple, ours, promeneur solitaire : nombreux sont les noms qui furent donnés à Jean-Jacques Rousseau par ses contemporains et par la postérité. Nombreuses aussi sont les facettes de cette personnalité étrange et de son œuvre complexe, qui depuis plus de deux siècles font couler encre ou larmes chez des lecteurs critiques ou séduits. Nous vous invitons, lors de votre visite de cette encyclopédie, à découvrir les sentiers parfois tortueux, souvent charmants et toujours utiles qu’ouvre Rousseau à qui prend la peine de les pratiquer.


Nouveautés

Yves Couture, La liberté moderne et la division de l'homme, mis en ligne le 9/08/2010.

Blaise Bachofen, Que fait-on quand on fait la guerre?, mis en ligne le 3/07/2009.


Avis à nos visiteurs

L'Encyclopédie Rousseau, réalisée grâce à l'appui de la Faculté de philosophie de l'Université Laval, est
présentement en construction. Si vous désirez contribuer à son élaboration et à son amélioration, vous êtes invités à consulter l'appel de textes et à nous communiquer vos propositions, vos suggestions ou vos commentaires.

Caroline L. Mineau
, coordonatrice.
 
 
 
 
 
 

Citation
Jean-Jacques Rousseau
«Ce que la réflexion nous apprend là-dessus, l’observation le confirme parfaitement : l’homme sauvage et l’homme policé diffèrent tellement par le fond du cœur et des inclinations que ce qui fait le bonheur suprême de l’un réduirait l’autre au désespoir. Le premier ne respire que le repos et la liberté, il ne veut que vivre et rester oisif, et l’ataraxie même du stoïcien n’approche pas de sa profonde indifférence pour tout autre objet. Au contraire, le citoyen toujours actif sue, s’agite, se tourmente sans cesse pour chercher des occupations encore plus laborieuses ; il travaille jusqu’à la mort, il y court même pour se mettre en état de vivre ou renonce à la vie pour acquérir l’immortalité ; il fait sa cour aux grands qu’il hait et aux riches qu’il méprise ; il n’épargne rien pour obtenir l’honneur de les servir ; il se vante orgueilleusement de sa bassesse et de leur protection et, fier de son esclavage, il parle avec dédain de ceux qui n’ont pas l’honneur de le partager.»
Discours sur l'inégalité, II.
Extrait
Économie politique
 Marcel Hénaff, « Rousseau et l’économie politique : "Système rustique" et "système de finances"», Études françaises, vol. 25, no 2-3, Presses de l'Université de Montréal, automne 1989.
La pensée politique de Rousseau, si elle n'est pas une analyse de la réalité de son époque, n'est pas pour autant assimilable à une utopie ; on pourrait dire qu'elle propose de la manière la plus rationnelle et la plus cohérente (...) les solutions à adopter pour produire une société à entropie minimale. Tel est le sens de la recherche de l'unanimité politique et de l'égalité sociale. Cela n'est possible qu'au prix d'une exclusion délibérée de la logique et des mécanismes de l'économie moderne.